Sur la route de Médecine

J’ai 3 ans et quand je serai grand je serai éboueur ! Le matin des poubelles, je dévale les escaliers en slip et, en attendant que mon chocolat chauffe, je grimpe sur la chaise et me poste à la fenêtre de la cuisine en attendant le passage du camion. Quand enfin il arrive je salue vivement mes copains les éboueurs, des grands Noirs qui me rendent mon coucou avec un grand sourire de dents toutes blanches.
Maman n’ose pas décourager ma vocation. Au supermarché, je grimpe sur le côté du caddie et à chaque stop elle m’indique quoi prendre. Bon, parfois elle râle un peu quand même, quand je balance sans ménagement un truc un peu fragile, mais depuis quand doit-on déposer précautionneusement un sac poubelle dans une benne ? Le caddie/camion repart ensuite au son de mes « tut tut » et mes « vrouuuum ! »

J’ai 3 ans et je veux être « dame de piscine » ou alors « monsieur de manège ». J’hésite : « dame de piscine » assouvirait parfaitement mon désir d’être utile à la société (à l’époque où les casiers automatiques n’existaient pas, on aurait été bien embêtés sans les dames de piscine pour retrouver nos affaires sèches après la baignade) tout en comblant mon goût déjà prononcé pour l’ordre et l’organisation (porte-habits numérotés, correspondant à des bracelets numérotés, rangés dans l’ordre de leur numération… rien que d’en reparler j’en ai des frissons). « Monsieur de manège » me permettrait de servir une cause déjà chère à mon cœur : celle de la justice sociale. En effet, avez-vous remarqué que sur les manèges ce sont toujours les plus grands qui attrapent la queue du Mickey  (ou pire : ceux qui se lèvent de leur avion Goldorak alors que c’est interdit) ? Si j’étais monsieur de manège je donnerais la queue du Mickey aux plus petits et aux plus sages, ce serait la bataille de ma vie !

J’ai 5 ans et je suis au CP. La maîtresse fait un tour de table et nous demande ce que l’on veut faire plus tard, je réponds vétérinaire, je ne suis pas le seul !
Quelques mois plus tard, à la réflexion je préfèrerais pilote de chasse. Ça a l’air vraiment badass et plutôt fastoche, en tout cas avec un joystick sur l’Amstrad CPC 6128. Mes « Renseigne-moi, Goose ! » braillés devant l’ordinateur les mercredis après-midis font sourire mes parents, en revanche mes simulations de siège éjectable depuis la table du salon vers le canapé me valent plusieurs comparutions en cour martiale. Quoi qu’il en soit, l’idée de voler ne me quittera plus de tout le primaire ni le collège.

J’ai 6 ans et l’année du CP se finit à l’hôpital où je vais rester plusieurs semaines. Je fais la connaissance de Pierre, un chirurgien qui passera beaucoup de temps à m’opérer mais aussi à me raconter avec passion comment il observe les fourmis dans son vivarium. De Didier, un aide-soignant tellement drôle que, quand il arrive, je crie : « Non, non ne rentre pas dans ma chambre tu vas encore me faire rigoler et ça tire fort sur la cicatrice ! » De Béatrice, une kiné fantastique qui va me réapprendre à marcher et avec qui je vais dessiner les plans d’un « porte-redons monté sur patins à roulettes » (invention géniale qui ne verra malheureusement jamais le jour). Et aussi de Françoise, une infirmière de nuit, qui prend son service à l’heure où les parents s’en vont et les angoisses arrivent, dont je guette la voiture depuis la fenêtre de ma chambre.

Je suis au collège et je réalise que la peur du vide n’a pas l’air compatible avec mon désir de dézinguer des MiG28. De toute façon ma myopie naissante et mon incapacité à résoudre les équations du 3è degré vont décider pour moi de la fin de cette carrière de beau gosse tête brûlée.
Pendant mes vacances, j’aide souvent mon père à son bar. Bon en fait, j’aide souvent à faire péter les high scores aux bornes d’arcade et à perfectionner mon massé au billard. N’empêche que j’apprends les rudiments du service, et surtout j’observe mon père et son talent pour accueillir les gens et les faire se sentir bien. J’apprends à écouter ceux qui viennent s’épancher en s’étanchant (à moins que ça ne soit l’inverse). L’idée d’une carrière derrière un comptoir ne m’effleure même pas, tant mes talents de commerçant sont nuls. En revanche, je suis fasciné par le pouvoir apaisant d’une oreille attentive et d’un mot juste.

J’ai 15 ans et je dois choisir une entreprise dans laquelle effectuer un stage. En étant objectif deux secondes, il faut bien reconnaître que ne savoir jouer que du piano et chanter comme une patate compromet sérieusement ma carrière rêvée de rock star. Les piles de « Sciences et Avenir » ou autres « Ciel et Espace » sur ma table de chevet et mon admiration pour Hubert Reeves me font rêver de devenir astrophysicien. Mon autre modèle est bien plus proche : mon père est médecin généraliste, il ne m’a jamais réellement poussé à suivre la même voie que lui, mais je vois qu’il aime beaucoup son métier.
J’irai finalement suivre ma parraine pendant une semaine : elle est pneumologue avec une activité mixte ville / hôpital. Je rencontre ses patients, je vois des fibroscopies, je MANIPULE des fibroscopes, je souffle dans le pléthysmographe, et quand elle ne sait plus quoi faire de moi je descends au bloc avec mon parrain anesthésiste. Ça semble varié, intéressant, et on rigole bien. Un an et demi plus tard, je choisirai « spé bio » en entrant en terminale S.

J’ai 15 ans et mes déboires médicaux m’ont fait rencontrer plein de Pierre, de Didier, de Béatrice et de Françoise… J’ai vu dans les yeux de mes parents la reconnaissance et l’admiration pour ces soignants. J’ai fait la connaissance de Bernard aussi. Bernard c’est au choix : un chirurgien peu soucieux de psychologie, un anesthésiste peu soucieux d’antalgie, un brancardier peu soucieux de quoi que ce soit, une aide-soignante acariâtre, une infirmière blasée… Tout au long du chemin, beaucoup de soignants, beaucoup d’exemples et quelques contre-exemples. Mon côté « dame de piscine » se dit que devenir soignant, un bon soignant, ça pourrait être un truc drôlement utile à faire. Mon côté « monsieur de manège » se dit que ce serait l’occasion que tous les Bernard du monde médical arrêtent de gagner la queue du Mickey !

Je suis au lycée et je me découvre une passion pour l’étude du vivant : regarder dans les microscopes, expérimenter, disséquer… Lors d’une journée portes ouvertes à la fac, je visite de nombreux stands, sur les mesures physiques, la biologie, et puis la médecine. Le Doyen nous explique que devenir médecin, c’est difficile, ça nécessite beaucoup, beaucoup de travail, de connaissances, de sacrifices. Qu’il faut être prêt après quelques années à tout désapprendre, puis réapprendre, parce que la science va vite et que l’on est constamment dans le doute. Mais il nous parle aussi d’humanité, des gens que nous rencontrerons : des gens bizarres, formidables, casse-pieds, ordinaires. Des patients. Ces gens bizarres, formidables, casse-pieds, ordinaires, j’ai l’impression de les connaître déjà un peu pour les avoir croisés devant un comptoir. Alors il ne s’agirait plus seulement de les écouter, mais de prendre soin d’eux dans leur globalité, leur environnement, leur mode de vie, avec un savoir qui me resterait à acquérir. Banco, si je ne peux pas être Tom Cruise je serai Anthony Edwards (mais dans un rôle où il ne meurt pas avant la fin, si possible).

J’ai 17 ans et la vie m’appartient, je termine ma 1ère S, c’est l’époque bénie de toutes les certitudes : en travaillant on réussit, en s’engageant en politique on peut changer le monde, en se cultivant on progresse… Je suis la route que je me suis tracée au Bic®©TM quatre couleurs et je m’apprête à cartonner (comme mérité donc) au bac français… Et puis, et puis… Je suis ré-hospitalisée début juin, ma super volonté toute puissante me donnera la force de me traîner à la faveur d’une permission exceptionnelle jusqu’à l’écrit aménagé en tiers-temps thérapeutique, mais je capitulerai au bout de trois heures d’épreuve. Maladie : 1 – SuperVolonté : 0. J’enrage de cette injustice, du bac français mérité et pourtant raté, du mois de juin à l’hôpital et de celui d’août à réviser. Je prends conscience que même en tenant fort comme moi les rames de sa vie, la barque est toujours à la merci d’un chavirage. Et puis, cette année là, la barque de mon oncle va aussi chavirer à l’occasion d’une leucémie aiguë. Plus rien ne me fera changer d’avis : puisque rien ne m’angoisse plus que ces foutues barques qui chavirent, je serai de celles qui aident à les remettre à flot.

J’ai 17 ans et je rentre en faculté de médecine, avec la ferme intention de devenir soit pneumologue sur les traces de ma parraine, soit onco-pédiatre parce que j’ai vu un reportage là-dessus à la télé. Les enfants interviewés étaient incroyables, voir ces petits visages chauves faire preuve d’un tel recul par rapport à la gravité de leur maladie, parler de leur propre mort, de leur culpabilité de laisser leurs parents derrière, mais sans arrêter de sourire, de jouer, de rester en fait si vivants. Mon amoureuse de l’époque trouve qu’on a beau en guérir 80%, c’est quand même un peu glauque de voir mourir les autres. Je ne peux pas encore conduire seul, c’est maman qui me lave mes maillots de foot, je n’ai jamais vu un mort, mais j’ai l’impression d’avoir assez de ressources pour supporter ces moments difficiles.

J’ai 20 ans, je suis en deuxième année en stage infirmier, moi et ma super putain de volonté on a réussi la première année de médecine. Promue responsable du Dynamap®©TM, je fais mollement le tour des tensions en hospitalisation. Je me sens inutile, impuissante et nulle : des tas de barques à la dérive autour de moi sans que je puisse rien y faire, des patientes auxquelles je ne trouve rien d’intelligent à dire. Alors je plonge, je lâche le Dynamap®©TM : je bondis à chaque sonnette et m’en vais vider les bassins, les haricots à vomis, aider maladroitement aux toilettes, aux pansements, à tout partout, comme je peux, tout le temps ; et ça marche, par l’entremise du corps je rentre en contact avec les malades et j’ai même parfois l’illusion fugace et probablement fausse de servir à quelque chose. Bientôt une sage-femme géniale va me prendre sous son aile, et je vais pouvoir passer des heures en salle de naissance et entendre : des bébés qui naissent et qui crient, des bébés qui naissent et qui crient pas, des femmes qui ont mal et qui crient, et moi je vais crier à l’unisson des « Poussez ! », des « Ne poussez plus ! », tenir des mains et vider encore et encore des bassins et des haricots, faire du rafting émotionnel, en baver, kiffer et acquérir s’il en était besoin la certitude que ma place est bien là au milieu des barques et des tourbillons !

J’ai 20 ans et je débute enfin les stages d’externe. Finies les journées à profiter de la carte de cinéma illimitée au lieu d’aller en cours. Les choix se sont bien goupillés, j’ai pu être affecté en pneumologie immédiatement. Un sympathique CCA nous accueille lors de notre premier jour d’externat et tente de nous mettre à l’aise. Il deviendra quelques années plus tard mon directeur de thèse. D’ailleurs j’ai beau n’être que de passage, tout le monde est très gentil. Au cas où, je reprends tout de même à mon compte la vieille ruse indienne de séduction du personnel soignant et administratif par l’achat sporadique de viennoiseries.
Avec les patients ça se passe plutôt bien aussi. La plupart ont des maladies aux noms exotiques et des dossiers en huit pochettes. Le chef de service tente de m’expliquer les différences entre l’histiocytose à cellules de Langerhans et la lymphangioléiomyomatose, je ne comprends pas tout mais ça a l’air puissant.

J’ai 21 ans et je découvre le monde de l’hôpital à travers mes yeux d’externe. C’est assez loin de mon idée de départ de la prise en charge du patient dans son environnement de vie, mais peu importe. Je dois d’abord observer les vrais médecins, acquérir les connaissances, le reste viendra plus tard, j’espère.
Les patients cumulent souvent les comorbidités. Quel que soit le réconfort que ça a pu leur apporter, la fréquentation assidue des devants de comptoir, entre autres, n’a pas arrangé les bronches ni les foies de ceux que je rencontre. Les gens me racontent toujours leur vie, leurs malheurs, leur maladie, mais horizontalement cette fois, moi assis au pied de leur lit. Je les écoute toujours, mais j’ai maintenant un rôle supplémentaire : celui d’essayer de résoudre le problème pour lequel ils sont là. Leur problème médical aigu, bien sûr, mais aussi tous les petits problèmes sociaux, familiaux, psychologiques qui, en se succédant, les ont conduit à être allongés sur un lit d’hôpital. Et si possible, essayer de faire en sorte que ça ne se reproduise plus.

J’ai 24 ans et je viens de passer le concours de l’internat. J’ai bossé comme une folle et ça a payé. Je dois maintenant choisir une spécialité. Au fil des années, au détour des chambres et des couloirs, j’ai découvert que j’aimais la clinique, la clinique et encore la clinique, le contact des malades, faire des diagnostics mais aussi opérer et coudre (et aussi percer les points noirs, passion suprême et inavouable). Surtout, que j’aimais la variété : le grave, le pas grave, les enfants, les très vieux, les ados ; que le sale ne me rebutait pas, que le futile m’intéressait aussi… Alors sans jamais y être passée en stage, je vais rêver de devenir dermatologue et moi et ma putain de super volonté pugnace on ne va jamais changer d’avis (et jamais regretter non plus).

J’ai 25 ans et j’ai fini mon externat. J’ai appris beaucoup de choses au fil de mes stages, mais aucune spécialité hospitalière ne m’attire au point de vouloir en faire toute une carrière. Je ne sais toujours pas comment les patients vivent en dehors de l’hôpital, comment ils gèrent leur maladie au quotidien, comment ils prennent leur traitement, ce qu’il s’est passé entre deux hospitalisations, comment on aurait pu les éviter.
Je me rends compte aussi que je ne me sens pas bien à l’hôpital. J’ai dû déménager dans une grande ville au cours de mon externat et, est-ce le changement de ville ? De mon cadre de vie ? Le fait d’arriver dans un hôpital qui m’est complètement inconnu ? En tout cas je ne me vois pas y passer 12 heures par jour. Je sais que je ne serai pas médecin hospitalier.
Dès lors, mon envie d’être « au plus près » des patients, de leur quotidien, de trouver l’équilibre subtil entre connaître un peu plus de leur intimité sans perdre le recul nécessaire à l’objectivité me font naturellement choisir la médecine générale, dans une région qui m’attire.

J’ai 27 ans et mon internat de pneumologie se passe bien. Je suis passé dans des stages qui m’ont chacun fait entrevoir différents pans de cette spécialité hyper variée. J’aime l’émulation du travail en équipe, et dans l’idéal je me verrais bien rester à l’hôpital. A côté, j’ai fait de la cardiologie, de la réanimation, et de l’anatomopathologie, c’était intéressant aussi mais tout de même un peu moins à mon goût. Sur le plan humain, la pneumologie comble également toutes mes attentes. Il y a beaucoup de pathologies chroniques, on s’inscrit dans un suivi au long cours, on fait de l’éducation thérapeutique. Le recrutement a également un côté « social » évident (les gros fumeurs, les tuberculeux, les patients en maladie professionnelle…) qui n’est pas pour me déplaire. Et puis d’une manière générale, étouffer c’est de la pure angoisse : j’apprends à rassurer les patients et leurs familles, et parfois à gérer les fins de vie. Tout cela est très gratifiant. Pas toujours facile, mais très gratifiant.
Je sors d’un an de « pause » au laboratoire pour un master 2. Comme souvent quand je me plonge dans un nouveau domaine, j’ai trouvé ça passionnant. Le courant est bien passé avec ma directrice de stage, et aussi avec mes rats et mes souris (au moins en ce qui me concerne). On me propose de réfléchir à une thèse de science en vue d’une carrière hospitalo-universitaire.

J’ai 27 ans et j’aime mon internat de médecine générale. Bien sûr, je suis majoritairement passé dans des stages hospitaliers où j’ai acquis des réflexes qui me servent encore dans ma pratique quotidienne, même si elle n’est pas hospitalière. Mon stage chez le praticien libéral a été conforme à mes attentes. J’y ai vu beaucoup de facettes du métier de généraliste : pathologies chroniques, éducation, traumatologie, gestes techniques, prises de sang au cabinet, gynécologie, pédiatrie, gériatrie, fin de vie, visites à domiciles far, far, far away. Organiser le temps de travail comme on veut me plaît beaucoup : en libéral, c’est le médecin qui choisit ses horaires, ses jours de consultations et de visites. Je multiplie les replacements et, petit à petit, je fais mon trou : je commence à connaître la région, les lieux de vie des patients, faire les connexions entre les différentes familles. Beaucoup de patients me demandent si je vais m’installer. J’ai parfois l’audace de penser que ce n’est pas juste parce qu’ils sont inquiets de la future désertification médicale de l’endroit, mais parce que je leur ai été utile.

J’ai 31 ans et je termine mes deux années de clinicat dans le service de pneumologie de mes premiers émois. Je suis un peu sur les rotules mais j’ai beaucoup progressé. J’ai essayé de m’occuper de mes P2, de mes externes et de mes internes du mieux que j’ai pu. Ça a eu l’air de leur convenir pour la plupart. J’ai également découvert les joies de l’enseignement à la faculté, avec le beau rôle du chargé de TD qui prend le temps d’expliquer aux jeunes étudiants ce qu’ils n’ont pas compris du cours magistral. J’aime ça autant que le compagnonnage au lit du patient.
J’ai longuement réfléchi et fini par accepter de m’orienter vers la physiologie : ça signifie moins de moments passés auprès des patients (uniquement en consultation ou pour les épreuves d’effort), moins de gardes de réanimation, beaucoup d’enseignement, non seulement la physiologie respiratoire mais également celle des autres organes, et du temps dégagé pour le laboratoire. Un poste avec un peu de tout : un truc stimulant pour un enthousiaste.

J’ai l’âge de commencer à mentir sur mon âge et je termine ce qui fut la meilleure période de ma vie professionnelle : mon clinicat de dermatologie. Mes semestres d’internat en dermatologie mais aussi en médecine interne, en néphrologie, en maladies infectieuses et mes gardes en réanimation m’ont donné le goût et (quoi que puissent en penser certains) quelques capacités pour soigner non seulement l’ulcère mais aussi la jambe et même la personne toute entière au bout de la jambe avec l’ulcère, et j’aime ça ! J’adore enseigner aux internes, aux externes, j’adore le travail d’équipe (crucial en dermatologie où la qualité des soins infirmiers est déterminante), je n’ai pas peur des responsabilités voire j’aime ça (bon OK, j’adore faire ma commandante !) J’aime la recherche clinique, l’innovation, la stimulation intellectuelle du travail en CHU. Surtout j’ai la passion, l’attachement viscéral au service public. A l’hôpital, qui est le bien de tous y compris de ceux qui n’ont rien, je me sens à ma place. Exactement à ma place. Alors je vais choisir d’y rester.

Advertisements

7 réflexions sur “Sur la route de Médecine

  1. J’ai 34 ans. J’ai adoré apprendre le métier de pneumologue. J’ai découvert a l’hôpital les personnes malades, et souvent mourantes. Et je me suis posée tant de questions sur le sens de leurs vies … Et de la mienne … Alors à l’occasion d’un changement de pays pour suivre mon mari, je me pose des questions … Peut-etre vais-je changer de métier ? Je pense que je souhaite prendre part dans la vie des gens avant qu’ils ne soient malades …
    Merci pour vos rêves et vos reflexions.

  2. J’ai 18 ans, je suis en PACES et ma super volonté va, je l’espère, me permettre de passer cette année. Je suis déjà passionnée par les matières et impatiente d’apprendre encore et encore, toute ma vie. Et d’aider les gens à aller mieux. Tous. Mais surtout les femmes. Je veux être gynécologue obstétricien mais avant, je veux avoir l’occasion de voir toutes sortes de spécialités. J’ai 18 ans et j’ai hâte de pouvoir écrire la suite de mon histoire, qui ne fait que commencer.

  3. J’ai 17 ans et dans deux ans je serai en PACES et j’espère que comme Elisa ma super volonté m’aidera à avoir mon année parce que je veux vraiment mais alors vraiment être médecin..
    Parce que je sais ce que ça fait d’être malade (je parle pas seulement de rhume hein ^^) être que j’ai vraiment envie d’aider les autres à aller mieux et puis tout ça me passionne vraiment !!
    Mais là encore comme Elisa j’ai une idée précise..
    J’aimerai être neurologue voire peut être neuropédiatre mais je ne suis pas sûre de le pouvoir

    En tout cas merci pour vos supers articles !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s