Le grand test de la rentrée : quel patient êtes-vous ?

Recyclant sans vergogne les bonnes idées de Judge Marie qui nous gratifie chaque été d’un test de personnalité [1 & 2] d’une rigueur scientifique à faire pâlir les Cosmo et Grazia du monde entier, nous avons nous aussi décidé de remettre le couvert cette année.
En 2014, nous vous proposions de découvrir quel genre de médecin vous étiez. A l’orée de la rentrée, alors que vous allez emmerder retourner chez votre médecin pour mettre à jour votre carnet de vaccinations et renouveler votre certificat d’aqua-zumba (ou pire), nous vous livrons LE test infaillible pour découvrir votre profil en tant que patient. Reconnaissez que jusque-là, l’enchaînement est d’une logique implacable.

Vous connaissez le principe, chaque réponse est associée à un petit symbole : vous choisissez la réponse qui vous correspond le plus, vous faites la somme de chaque symbole obtenu, et enfin seulement vous vous rapportez aux résultats en bas de page (ne trichez pas, vous n’avez plus 5 ans comme lorsque vous commenciez les labyrinthes par la sortie dans le Journal de Mickey).
N’ayant pas voulu décevoir nos lecteurs les plus indécis, obsessionnels, voire présentant de légers troubles de la personnalité, nous avons aussi réalisé quelques triviales vérifications statistiques afin de vous permettre de Lire la suite

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La maladie de Parkinson pour tous (2) : Modopar vite (et reviens tard)

Au terme de la lecture de la première partie de ce billet, vous avez je l’espère pu mieux entrevoir les bases de la physiopathologie de la maladie de Parkinson (ou alors, ceux qui ont abandonné en cours de route sont devenus d’authentiques spécialistes de la trépidante vie des mollusques). Je vais maintenant revenir sur la manière de soigner les patients qui en sont atteints.

C’est comme Monsieur Jourdain : vous connaissez ce traitement sans le savoir.
Les principes sont simples : ce n’est ni plus ni moins que de la gestion de quantité d’hormones en fonction des besoins. Autant dire que si vous savez traiter le diabète vous savez traiter la maladie de Parkinson.
Chez le diabétique vous surveillez la glycémie. Trop haute vous augmentez le traitement, trop basse vous le diminuez. En début de diabète vous préférez Lire la suite

La maladie de Parkinson pour tous (1) : stupeur et tremblements

Après que Boutonnologue nous a raconté comment elle a sauvé une rhinite, l’économie française, et le monde, avec du Ciflox®, on se sent tout petit petit.
Mais il existe un avantage non négligeable à cela : si ce que j’écris vous semble fade, je pourrai toujours m’en sortir avec l’excuse que c’est de sa faute à elle, parce que maintenant que vous êtes habitués à ça :

on ne pourrait pas complètement vous en vouloir d’avoir du mal à vous passionner pour ce qui va suivre :

Je vais donc tenter ma chance avec : la maladie de Parkinson (tadaaaam !)

Comment introduire ce sujet ?
Pour les neurologues qui aiment ça (et j’en suis), c’est un peu l’équivalent de l’herbe à chat pour les félins : on peut passer des heures à se rouler dedans sans se lasser. La raison est simple : ça englobe toute la neurologie possible et imaginable. Il y a des circuits bien compliqués, des termes bien greco-latino-klingons, et des examens purement cliniques particulièrement subtils ! En revanche pour les autres neurologues, en particulier pour les neurovasculaires, c’est la punition ultime. Je vais donc tenter de vous démontrer qu’ils ont tort comme à leur habitude.

Pour vous prouver que, nous autres neurologues, sommes des êtres cultivés (et pour vous permettre ni vu ni connu de Lire la suite

La dérive des incontinents

D’autres ont déjà évoqué la difficulté de soigner les gens qu’on connaît bien, qu’on aime trop, le manque de recul pourtant nécessaire. Le risque de déni face des symptômes pourtant alarmants ou la compréhensible inclinaison à penser au pire.
A contrario, il n’est pas toujours facile de se positionner autrement que comme un soignant face à la maladie ou au handicap d’un proche. Avant que cet état de fait ne finisse par s’imposer à moi au fur et à mesure de mon parcours, on m’avait un peu forcé la main au commencement : « Tiens, toi qui étudies la médecine, tu accompagneras ton papi à sa consultation. » J’étais donc planté là, sur ma chaise, censé lubrifier le dialogue entre un grand-père un peu taiseux qui avait quand-même fini par nous signaler qu’il avait des rectorragies, et celui qui allait devenir son chirurgien digestif.
Mais en termes de lubrification, j’aurais tout de même préféré être consulté avant d’assister à son toucher rectal. Voir à vingt ans son grand-père se faire explorer le fondement par un inconnu, fût-il accoutré d’une blouse blanche, c’est un peu la fin de l’innocence. Bah quoi, j’étais en médecine ou j’étais pas en médecine ?
Une fois rentrés, je fus logiquement mis à contribution pour l’aider à se faire un lavement. Et moi de tirer la chasse sur ma candeur. Perdue pour perdue…

Mais ce serait leur faire un faux procès que de rejeter sur d’autres l’origine de cette bizarrerie relationnelle : ils n’avaient fait qu’accélérer un peu le processus. Quand on aimerait parfois Lire la suite