Perdus de recherche Google (S01E01)

Quelle meilleure occasion que les Césars et les Oscars pour recycler sans vergogne les Googlars de Jaddo, qui elle-même avait popularisé ce concept emprunté à Thomas / Un infirmier (on n’a pas réussi à remonter plus loin l’arbre généalogique) ?
Comme en plus il s’agit du quatrième moiniversaire du blog, hop, déballons les bulles et la guimauve !

Voici donc une petite compilation des requêtes Google ayant mené certains internautes sur le blog. Environ 90% de ces requêtes sont cryptées, ce qui est malheureux car on a déjà eu quelques belles surprises avec les autres qu’on vous présente ici !
On n’a d’ailleurs pas compris à chaque fois pourquoi Google pointait sur nous ; Juls nous a déjà résolu quelques une de ces énigmes sur Twitter, n’hésitez pas vous aussi à Lire la suite

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Entre mes mains

J’aime bien avoir ritualisé la consultation d’un enfant.
On commence par discuter au bureau, et c’est lui qui m’explique, comme il peut, avant que le parent complète, ou non, l’histoire de la maladie. Je termine toujours par la balance, avant de se rhabiller. Et je ne donne le Dragibus-récompense instauré par mon collaborateur il y a 20 ans, qu’après avoir terminé de faire l’ordonnance et de remplir le carnet (« Attends un peu, je finis de travailler »).
Pendant l’examen il y a des gestes, des phrases, des habitudes, qu’il connait. Lève la tête, ouvre la bouche, tire la langue, fais « beuarrrrgh ! » Je vais regarder ton ventre, oulala j’ai les mains froides. Il me tend ses oreilles même s’il vient pour des boutons, parce que ça fait partie des gestes qu’on fait d’habitude. Je m’exécute. Il s’exécute.

Et au milieu de tout ça, il y a *les ganglions*.
*Les ganglions*, ça se touche. Toucher et se laisser toucher, c’est vraiment un moment particulier. Après avoir regardé les yeux, la bouche, les oreilles, je palpe les ganglions cervicaux. Face à lui, assis sagement, sa tête un peu plus basse que la mienne, je touche en pianotant doucement des doigts, sous sa mâchoire et dans son cou. « Et là ça fait mal ? Et là ? » Alors tout à coup, c’est magique : son corps devient chamallow, son regard traverse le mien, sa bouche esquisse parfois un sourire, sa tête s’abandonne sur mes mains, le temps est suspendu. S’il savait le faire, je pense qu’à ce moment-là, il ronronnerait… Ces chatons-là aussi aiment qu’on leur gratouille le cou.

La palpation des ganglions, cet instant hautement sensuel.