De la poudre aux yeux

On était en novembre 2001, souvenez-vous, l’Occident se réveillait groggy du 11 septembre et vivait désormais la peur au ventre. Les gens regardaient les informations, ils avaient peur. Ils prenaient le métro, ils avaient peur. Ils prenaient l’avion, ils avaient peur. Ils regardaient Loft Story, ils avaient peur (mais là, on comprend pourquoi). Tout le temps et de tout, ils avaient peur.

Moi et ma faculté légendaire à être au bon endroit au mauvais moment, on débutait un semestre d’internat dans un service réputé de Maladies Infectieuses et Tropicales à Paris.
C’était une moyennement chouette idée parce que la peur du moment, c’était la guerre bactériologique. Et justement ce service, mon service, ainsi que son jumeau de l’autre côté de la Seine, avaient été désignés pour être référents en cas d’épidémie de peste bubonique ou autre joyeuseté terroriste. Du coup, quand je suis arrivée en stage on m’a demandé dans cet ordre là : « Comment tu t’appelles ? » « T’es en quel semestre ? » et « T’es vaccinée contre la variole ? ». Tout de suite ça m’a super rassurée !

D’autant que depuis quelques semaines, on avait vu apparaitre aux Etats-Unis des cas d’infection à anthrax, une infection bactérienne oubliée (c’est aussi un groupe de hard métalleux des années 80, je les croyais oubliés eux aussi -Dieu merci- jusqu’à ce que Totomathon m’affirme qu’il allait toujours les voir en concert). Des gens avaient été contaminés après avoir reçu des enveloppes suspectes remplies d’une poudre blanche. Il y avait même eu des morts.

Et la France, dont la propension à suivre l’Amérique dans ses pires travers ne se dément jamais, n’avait pas tardé à Lire la suite

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Perdus de recherche Google (S01E01)

Quelle meilleure occasion que les Césars et les Oscars pour recycler sans vergogne les Googlars de Jaddo, qui elle-même avait popularisé ce concept emprunté à Thomas / Un infirmier (on n’a pas réussi à remonter plus loin l’arbre généalogique) ?
Comme en plus il s’agit du quatrième moiniversaire du blog, hop, déballons les bulles et la guimauve !

Voici donc une petite compilation des requêtes Google ayant mené certains internautes sur le blog. Environ 90% de ces requêtes sont cryptées, ce qui est malheureux car on a déjà eu quelques belles surprises avec les autres qu’on vous présente ici !
On n’a d’ailleurs pas compris à chaque fois pourquoi Google pointait sur nous ; Juls nous a déjà résolu quelques une de ces énigmes sur Twitter, n’hésitez pas vous aussi à Lire la suite

En attendant le troisième mi-ton

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’une note. D’une seule putain de note. D’un demi-ton, même.

En ce moment, ça ne vous a pas échappé, c’est le tournoi des VI Nations : L’Angleterre, l’Ecosse, la France, l’Irlande, l’Italie et le Pays de Galles se demandent tous les ans qui c’est qu’a la plus grosse (… capacité à marquer des essais et des drops).

Avant chaque match, les hymnes nationaux sont joués. J’aime bien ce moment. Pas pour le côté : « Ouais, c’est nous les plus forts, on va trop vous éclater les sales étrangers en face ! », mais parce que ça fait comme un générique de début, ça met dans l’ambiance.

L’hymne de l’Ecosse, c’est « Flower of Scotland ». Bon, en fait c’est même pas l’hymne officiel de l’Ecosse, qui officiellement n’en a aucun. D’ailleurs, avant 1990, c’est le « God Save The Queen » anglais qui était joué avant chaque match de l’Ecosse. The irony.

C’est cette chanson folklorique composée en 1967 par le groupe THE CORRIES qui a été choisie par vox populi comme hymne officieux (avec « Scotland The Brave »). Les paroles du début sont les suivantes :
O Flower of Scotland
When will we Lire la suite

Ça plane pour moi

21H00 : La famille et quelques invités nous accompagnent à l’aéroport, on m’embrasse, on me souhaite bon voyage, je ne sais pas encore où je pars, je me suis mariée hier, ma vie est merveilleuse.

21H15 : Enregistrement les yeux bandés (oui, j’ai épousé Frédéric Lopez…)

22H00 : Je découvre ma destination : la Réunion. J’ai un immense sourire, le rose aux joues, des fleurs encore dans les cheveux, le cerveau noyé d’endorphines… Tout le monde me trouve bien mignonne (et bien crucruche aussi j’imagine, mais bon). J’en oublierais presque que j’ai très peur en avion.

22H30 : On embarque, main dans la main, je décide de ne pas prendre le Xanax® prévu afin de rester en pleine possession de mes moyens en cas de crash aérien.

22H41 : Savez-vous que personne n’écoute les consignes de sécurité ? Tout le monde me remerciera quand il s’agira de gonfler les canots et d’allumer la loupiote du gilet de sauvetage au moment de l’amerrissage d’urgence.

22H45 : Je pose beaucoup de questions à l’hôtesse sur les modalités exactes de gonflement des canots de sauvetage.

22H46 : L’hôtesse me demande sèchement de Lire la suite